Créer son rituel apaisant et régulateur
Créer son rituel apaisant et régulateur
Un moment pour se déposer dans sa sécurité
N'importe quand dans la journée, il y a souvent ce moment où le corps et l'esprit ont besoin de se sécuriser. Plus précisément, c'est ton système nerveux qui a besoin de se réguler pour envoyer un signal de sécurité au corps, comme un message : "Tu es en sécurité maintenant, tu peux t'apaiser."
Pour revenir dans son corps en sécurité, pas besoin de grand-chose : juste un peu d’espace, quelques outils simples, et l’autorisation de faire ce qui te convient. Ici, pas de recette toute faite, mais des idées à piocher pour créer ton propre rituel : celui qui te ressemble, qui t'apaise, et t'aide à te sentir en sécurité avant de vivre ta journée ou de fermer les yeux.
Avant de choisir sa routine régulatrice, il y a une seule chose à comprendre : le bon rituel sera celui qui répond aux besoins de ton système nerveux
Par exemple, pratiquer un exercice qui te ramène dans l'immobilité alors que ton système a besoin de décharger par le mouvement = te déréguler et rester dans l'insécurité
➜ Mais alors, comment savoir ce dont mon corps à besoin ?
Pour identifier où tu en es dans ton état nerveux, j'ai écris un article spécial :
Clique ici ➤ Comprendre les états de mon système nerveux
Sens-toi libre de choisir les outils qui t'appellent (et pourquoi pas mélanger plusieurs outils de plusieurs modes) selon tes ressentis du jour, de les pratiquer au moment qui te convient et de les pratiquer la durée qui est juste pour toi. Rien d'impératif. Laisse ton corps te guider, écoute le, il connait le chemin.
Pourquoi le système est là ?
L’énergie est haute, tournée vers l’action et le contrôle. Le corps a besoin de décharger puis de relâcher, pas de se tenir immobile longtemps.
Shaking : assis ou debout, secouer ses mains, ses bras, son dos, ... jusqu'à peut-être sautiller
→ permet de décharger l’excès d’énergie de combat
Balatage occulaire : assis, balayer doucement le lieu dans lequel tu te trouves de gauche à droite et en même temps de haut en bas. Faire plusieurs allers/retours
Enfant (Balasana) : revenir proche de soi, déposer le mental
Jambes tendues au mur : apaise le mental, active le système nerveux parasympathique
➜ À privilégier : en rentrant chez soi, avant de passer à un temps calme.
Pourquoi le système est là ?
Le corps cherche à échapper à la menace. Il a besoin de rythme doux et prévisible, pas d’arrêt brutal.
Balancement doux / bercement (assis gauche/droite ou avant/arrière, allongé sur le côté, sur le dos, ...)
→ rappelle des mouvements primaires sécurisants
Cohérence cardiaque
→ régule l’activation sans forcer le calme
Papillon allongé (Supta Baddha Konasana)
→ ouvre les hanches où se stocke l'énergie de survie
Chat–Vache très lent
→ mouvement continu qui rassure le système nerveux
Enfant (Balasana) bercé de droite à gauche
→ contenant, rassurant
➜ À privilégier : quand l’agitation est présente ou avant le coucher.
Pourquoi le système est là ?
Le corps “tient” malgré la surcharge. Il faut réintroduire du mouvement et de la sensation, très progressivement.
Micro-mouvements (orteils, épaules, bassin)
→ redonne de l’information au système nerveux
Expiration plus longue que l’inspiration
→ favorise la sortie du figement en douceur
Tadasana soutenue (au mur)
→ réveille les appuis, redonne un axe sans effort
Torsion allongée douce
→ relance la circulation sans sur-stimulation
➜ Clé : peu, lent, simple.
Pourquoi le système est là ?
Le système s’est mis en économie d’énergie. Il a besoin de chaleur, présence, lien, pas d’effort.
Posture restaurative sur le dos (genoux soutenus, couvertures)
→ soutient le corps, réduit la demande énergétique
Jambes surélevées très douces (chaise ou coussin)
→ améliore la circulation sans mobilisation active
Auto-contact (main sur le cœur ou le ventre)
→ restaure un sentiment de sécurité
Voix douce / hypnose guidée
→ la co-régulation passe par l’écoute
➜ Objectif : être là, pas “aller mieux”.
Pourquoi le système est là ?
Le corps se sent suffisamment en sécurité pour rester en lien, ressentir, s’adapter.
Assise stable et confortable
→ favorise la présence et l’écoute intérieure
Ouverture douce du cœur (allongé sur le dos avec bolster dans la longueur de la colonne, sphinx sur supports)
→ soutient la connexion et la respiration
Respiration complète ou consciente
→ entretient la régulation
Mouvement libre lent
→ nourrit la fluidité et l’ancrage
Avec douceur,
Jeanne.